Articles

Un projet fédérateur autour d’un navigateur

31/05/2017

Marin depuis son enfance et ingénieur de formation, Stéphane Le Diraison s’est lancé, il y a plusieurs années, le défi d’effectuer de grandes courses au large et en solitaire. Il a notamment participé à la Transat Jacques-Vabre, à Québec-Saint-Malo, à la Route du rhum, et plus récemment au Vendée Globe en 2016, son but ultime.

 

Toute une population mobilisée

 

Mais auparavant, le navigateur a dû partir à la recherche de sponsors. Breton d’origine, Stéphane Le Diraison réside depuis plusieurs années à Boulogne-Billancourt. C’est donc naturellement qu’il a contacté le maire, Pierre-Christophe Baguet, en 2010. La mairie de Boulogne-Billancourt a de suite adhéré au projet et a décidé de l’accompagner. « Quand on est maire d’une ville qui rassemble 120 000 habitants et totalise 85 000 emplois, souvent c’est l’âme de la cité qui fait défaut. Et c’est grâce au projet fédérateur d’aventuriers comme les navigateurs qui réalisent des courses en solitaire, sans assistance et sans escale, que l’on peut créer une âme. Ce genre d’aventure qui suscite à la fois l’admiration et la peur mobilise toute la population, quels que soient les générations et le profil des habitants », souligne Pierre-Christophe Baguet, maire de Boulogne-Billancourt.

 

Des projets pédagogiques

 

La ville a mobilisé les écoles, les centres de loisirs, les associations et les entreprises. Des projets pédagogiques, autour de la géographie, des sciences, et de l’histoire ont été mis en place auprès des enfants. La ville a également installé un PC course pendant le Vendée Globe, de façon que la population puisse suivre la course et communiquer régulièrement avec le skipper. La mairie a aussi communiqué via le digital, sur le site et les réseaux sociaux de la ville.

 

Une communication autour de grandes valeurs

 

Suite à une avarie en pleine course, Stéphane Le Diraison a dû rallier l’Australie. Pour autant, en termes de communication, le skipper admet que l’aventure s’est révélée très positive. « Quand on prend le départ, il y a beaucoup d’inconnues. On sait que l’on va traverser les pires mers du globe, que l’on va chercher à se dépasser, mais on ne sait pas ce qui va se passer. J’ai été victime d’un démâtage et j’ai mis plusieurs semaines pour rejoindre Melbourne. Au niveau sportif, ce n’est pas exactement ce que j’avais souhaité, mais en tant que marin, j’ai assumé mon défi et ramené mon bateau. En termes de communication, c’est porteur, car ça représente des valeurs comme l’engagement, le courage et le travail », explique-t-il. Stéphane Le Diraison compte d’ailleurs bien renouveler l’expérience en 2020 pour le prochain Vendée Globe et revenir aux Sables-d’Olonne.

  • skippeur-web
0
commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.