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Dans le secteur minier, la com’ ne fait pas l’écolo

12/09/2011

Novethic et Be-Linked épinglent dans une étude les entreprises du secteur minier et leur discours sur  développement durable et leurs relations avec les ONGs. Le bilan est triste.

Le secteur minier communique énormément sur le développement durable afin de se débarrasser de son image de pollueur. Un effort louable qui est toutefois minoré par une étude de Novethic et de Be-Linked, spécialiste de la relation ONG-entreprise qui dénonce une faiblesse de l’information accessible, malgré des déclarations d’engagements Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG). Le rapport porte sur 23 entreprises parmi lesquelles 12 ont une communication qualifiée de partielle. Cinq ont même été considérées comme opaques, notamment le Suisse Glencore, l’un des géants du secteur. Il est vrai que seulement 10 des entreprises étudiées se sont engagées à adhérer aux principes de l’ITIE, initiative lancée en 2003 sur le secteur extractif. Elle incite les entreprises signataires à publier les montants des richesses qu’elles tirent de l’extraction, et les États signataires à communiquer le montant des sommes reçues. De plus, seules six de ces entreprises ont une politique publique de respect des droits des populations autochtones. Enfin, à peine un quart des compagnies étudiées s’est engagé à respecter les « principes volontaires » sur la sécurité et les droits humains. Ces derniers ont pour objectif de limiter les abus commis par des entreprises de sécurité et des armées nationales employées par les entreprises minières pour sécuriser les sites d’exploitation. Des chiffres qui tranchent avec la communication verte et responsable de nombreux groupes. Pourtant, certaines sont conscientes des risques que représentent pour leur image (et donc les investissements, principalement les investissements socialement responsables ou ISR très en vogue et leurs profits) les actions des ONGs. Si bien que neuf entreprises du panel ont noué des partenariats collaboratifs avec 25 ONGs. Souvent focalisés sur la protection de la biodiversité, ils peuvent aussi porter sur la lutte contre le VIH/SIDA ou l’évaluation des impacts environnementaux et sociaux d’un projet. Si certaines se plient aux recommandations des ONGs, comme ce fut le cas du Britannique Vedanta, l’étude montre que bien des efforts restent à faire.

Contact : 01 56 03 12 42

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