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Les Français fans du Web-to-Store

08/12/2014

9 Français sur 10 pratiquent le Web-to-Store, selon le baromètre Mappy/BVA. Reste que les commerçants ne saisissent pas encore les opportunités du web.

  • mappy

Les comportements Web-to-Store des consommateurs français se sont généralisés, selon le baromètre Mappy/BVA. La part des sondés ayant effectué une recherche sur Internet avant d'acheter un produit en commerce de proximité a bondi, pour atteindre 91% cette année, contre 78% en 2013. Le e-commerce s’est lui entièrement démocratisé, puisqu'ils sont aujourd'hui 97% à avoir réalisé un achat full digital (recherche + achat en ligne), contre 88% l'an passé. Les moteurs de recherche (75%) apparaissent comme les principales sources d'information avant achat, devant les pure-players du e-commerce (Amazon, Cdiscount...) à 54% ou encore les sites de marques et d'enseignes (Fnac, Apple, Zara...) à 44%.
 
Parmi les services disponibles sur Internet, le baromètre identifie les plus utilisés : la vérification du prix et de la disponibilité du produit avant de se rendre en magasin, ainsi que l'obtention des informations pratiques du point de vente (55% pour les deux). A noter que l'on constate un potentiel encore sous-exploité en matière de click & collect (commande sur Internet avant le retrait en magasin), puisque cet usage n'arrive qu'en 9ème position des usages actuels (40%), mais en 3ème position des services qui intéresseraient le plus les acheteurs (90%).

Par ailleurs, on constate une disparité de l’appétence au Web-to-Store selon les produits recherchés. Ainsi, pour l'électronique, 82% des consommateurs se renseignent en ligne avant d'acheter un produit en magasin, 77% pour l'électroménager, 74% pour le tourisme et 68% pour les produits culturels et jeux.

Autre constat de l’étude : le fossé grandit entre les usages et les attentes des consommateurs. Si le Web-to-Store continue de se développer, les commerçants sont de plus en plus convaincus que les consommateurs ne font pas de recherche avant de se déplacer dans leur commerce (51% contre 34% l’an dernier). Ils continuent également à penser que le relationnel et la dimension de conseil sont les deux principales raisons qui motivent l’achat en magasin (respectivement 40%, en baisse de sept points cependant, et 28%), devant l’intérêt de voir le produit. Or, selon l’étude, dans les prochaines années, 55% des consommateurs se disent prêts à se passer des conseils apportés par les vendeurs spécialisés des commerces de proximité, contre 29% des commerçants.

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